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Obésité : une question de vie ou de mort !
Les Américains du Nord sont de plus en plus gros… et vivent de moins en moins vieux ! La France est-elle à l’abri de cette diminution de l’espérance de vie enregistrée aux Etats-Unis ? Réponse nuancée du Dr Jean-Michel Lecerf, endocrinologue et nutritionniste au centre hospitalier de Lille et à l’Institut Pasteur.
Un risque lié à la répartition des graisses"Une très grande obésité, avec un indice de masse corporelle (rapport du poids sur la taille au carré) supérieur à 40, raccourcit incontestablement l’espérance de vie, statistiquement de 10 ans", indique le Dr Jean-Michel Lecerf. Moins immédiatement évaluable, l’incidence sur le pronostic vital d’une obésité moyenne (IMC entre 30 et 40), qui dépend de plusieurs critères. Le plus important : la répartition des graisses. Ainsi, l’obésité du bas du corps (fesses, cuisses), dite "gynoïde", est peu dangereuse pour la santé. En revanche, les morphotypes androïdes, “les gros ventres“, dont la graisse est préférentiellement localisée autour des viscères (qui n’est pas la partie la plus visible), présentent des risques qui ont été précisément identifiés, de maladies cardiovasculaires et de cancers notamment. Les conséquences du surpoidsA
l’origine des problèmes cardiovasculaires, attaques cérébrales ou
infarctus du myocarde, une élévation des graisses dans le sang (le
cholestérol et/ou les triglycérides), du sucre (le diabète) et/ou de
la pression artérielle… Trois grands responsables de maladies
cardiovasculaires, dont les deux premiers au moins sont
quasi-directement associés à l’obésité abdominale. A titre
d’exemple, l’hypertension artérielle pourrait être déterminée, en
partie, par les hormones que secrète le tissu adipeux. Quant aux cancers, le tissu adipeux fonctionne comme une glande qui modifie les taux d’estrogènes en particulier, véritables promoteurs de la prolifération cellulaire. Les cancers hormonodépendants (utérus, sein ou prostate) sont en effet favorisés par l’excès de poids (toutefois moins nocif, s’agissant de cancer en général, qu’un alcoolisme ou un tabagisme…). Les embolies pulmonaires sont également plus fréquentes et les suites d’intervention souvent plus compliquées. Doctissomo © 2004
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