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Combattre la "toast attitude" !
Au cours des dernières décennies, la consommation de soleil a
très largement augmenté. Face à ces excès d’ultraviolets, le
mélanome a progressé. Pour combattre ce redoutable cancer de la
peau, une campagne nationale vous invite à ne plus vous faire
"griller" !
Augmentation des vacances, voyages sous des contrées plus
lumineuses, pratiques de sports de plein air…Si l’on ajoute à ces
changements de mode de vie, le culte de la peau bronzée, on comprend
mieux les résistances vis-à-vis de l’adoption des méthodes de
protection contre les ultraviolets. Attention, le soleil peut être
dangereux !
Soleil : mode d’emploi
Les cas de mélanome
(le cancer de la peau le plus dangereux) sont de plus en plus
fréquents. On compte aujourd’hui plus de 7 000 nouveaux cas par
an : c’est trois fois plus qu’il y a 20 ans. En France, le nombre de
nouveaux cas annuels a triplé en 20 ans, passant de 2 300 en
1980 à 7 200 en 2000. Parallèlement, la mortalité due à ce
cancer a doublé durant la même période, chez l’homme comme chez la
femme. Si l’âge moyen de ce cancer est de plus de 55 ans, il peut
toucher des personnes de tout âge et trouve son origine dans une
exposition excessive sur toute la vie. Les régions les plus touchées
sont celles où les populations sont peu habituées à l’exposition
solaire : Bretagne, Pays-de-Loire, Basse-Normandie et Alsace.
Pour combattre le mélanome, l’Institut national du Cancer a décidé
de combattre la "Toast attitude" !
Combattre la toast attitude !
A
travers l’expression "toast attitude", l’Institut national du cancer
désigne ainsi le bronzage à outrance, qui consiste à se faire
"griller" au soleil comme un toast. Reprenant l’image du toast pour
symboliser les comportements à risque, la campagne met en scène un
toast brûlé dans différentes situations afin de caricaturer les
mauvaises habitudes qu’ont encore les Français face au soleil. Pour
"en finir avec la toast attitude", la campagne renvoie aux bonnes
habitudes à respecter symbolisées par le "Soleil mode d’emploi".
Cinq pictogrammes ont ainsi vocation à illustrer les recommandations
qui font aujourd’hui consensus parmi les experts, à
savoir :
Eviter de s’exposer au soleil
entre 12h à 16h en France métropolitaine pendant l’été,
moment où les rayons ultraviolets (UV) émis par le soleil sont les
plus intenses et donc les plus dangereux. Lorsque le soleil est haut
dans le ciel et que notre ombre est plus courte que nous, c’est le
signe qu’il faut se mettre à l’abri. ;
Rechercher l’ombre le plus
possible : dans toutes les activités de plein air, il
faut avoir le réflexe de rechercher les endroits ombragés. A la
plage, le parasol est utile mais il ne faut pas oublier qu’il ne
protège pas intégralement des rayons du soleil, du fait de leur
réverbération sur le sable ;
Se couvrir avec des vêtements,
un chapeau et des lunettes de soleil car la meilleure
protection contre le soleil est vestimentaire. Il est donc important
de : -
conserver le plus souvent possible des vêtements légers limitant les
parties découvertes (notamment un tee-shirt), car ce sont eux qui
filtrent le mieux les rayons UV. Attention cependant : une fois
mouillé, un vêtement perd son effet
protecteur ; - mettre un chapeau à
bords assez larges pour protéger les yeux, le visage et le
cou ; - porter des lunettes de soleil avec filtre anti-UV (norme CE
catégorie 3 ou 4) et montures bien enveloppantes.
Utiliser de la crème solaire
haute protection et renouveler souvent son
application : la crème solaire doit être considérée
comme un complément aux autres précautions destinées à protéger les
zones découvertes du corps, car même performante, elle ne filtre pas
la totalité des UV.
Protéger tout particulièrement
les enfants et adolescents, qui sont les plus fragiles.
Jusqu’à la puberté, leur peau n’est pas armée pour se défendre
contre les rayons UV. C’est pourquoi les coups de soleil et les
expositions répétées avant l’âge de 15 ans sont une cause majeure du
développement de mélanomes à l’âge adulte. Il est donc primordial de
limiter leur exposition au soleil et de leur appliquer tout
particulièrement les conseils de protection : à la plage et pour
toute activité de plein air, ils doivent toujours porter au moins un
tee-shirt, un chapeau et des lunettes de soleil, et mettre de la
crème solaire d’indice 30 minimum sur ce qui dépasse. Quant aux
bébés de moins d’un an, ils ne doivent pas être exposés du tout, car
leur peau et leurs yeux sont encore extrêmement fragiles.
ces conseils généraux, L’InCa ajoute celui d’éviter l’utilisation
des appareils et lits de bronzage, qui ne font qu’augmenter la dose
d’UV reçue par la peau et donc l’effet cancérigène. Leur usage est
interdit aux moins de 18 ans.
Pour relayer cette campagne de prévention, des affiches, des
dépliants, un site internet (www.e-cancer.fr/soleilmodedemploi) et des actions
de proximités sur les plages devraient relayer ce message durant
tout l’été.
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Règle de
l’ABCDE
A comme Asymétrie : forme non circulaire,
avec deux moitiés qui ne se ressemblent pas. B comme
Bords irréguliers : bords dentelés, mal délimités, avec
parfois une extension du pigment sur la peau autour de la
tâche. C comme Couleur non homogène :
présence de plusieurs couleurs (noir, marron, rouge, blanc ou
bleu). D comme Diamètre : diamètre en
augmentation, en général supérieur à 6 mm. E comme
Evolution : toute tâche pigmentée qui change d’aspect
rapidement (forme, taille, épaisseur, couleur) est un signe
d’alerte. |
Enfin, sachez également que le dépistage précoce et donc la
prise en charge rapide du mélanome permet de limiter ces dommages.
C’est pourquoi l’auto-examen de la peau et le dépistage sont
essentiels. Pour repérer les signes suspects dès leur apparition, on
peut retenir une règle simple : la règle de l’ABCDE, qui permet de
mémoriser les signes d’alerte à surveiller. La présence d’un ou
plusieurs de ces critères ne signifie pas forcément que l’on a un
mélanome, mais ne doit jamais être ignorée : au moindre doute, il
est essentiel de consulter sans attendre son médecin traitant ou son
dermatologue.
Vers le Haut
Doctissomo © 2004


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