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Quelques vérités sur le
Centre Hospitalier Intercommunal du Sud-Aveyron
Saint-Affrique

Au Moyen-Age, trois établissements de charité
(Maisons-Dieu) accueillaient pauvres, mendiants et vagabonds sur
la commune de Saint Afrique :
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La Maladrerie (maison pour lépreux) fut la première construite,
en 1176, sur la rive gauche de la Sorgues, vers l’actuelle place
du Général Leclerc.
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L’Hôpital Saint-Jacques fut élevé à côté de la Maladrerie en
1298.
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L’Hôpital Plazane-Roumino fut fondé en 1329 à l’extrémité de la
rue des Tendes, au-dessous du Puech-Bourillou.
L’Hôpital Saint-Jacques, appelé aussi Hôpital-Mage, est le seul
qui ait subsisté jusqu’à nos jours. Il était situé sur l’actuel
emplacement du collège Foch, et possédait 3 dortoirs de 10 lits.
En 1674, on regroupa sa gestion avec celle de l’Hôpital
Plazane-Roumino.
En 1752, un arrêté du Conseil du Roi érigea l’Hôpital Saint
Jacques en Hôpital général, le cinquième dans la généralité
après ceux de Cahors. Montauban, Millau et Rodez. L
préoccupation royale était alors principalement de « contenir »
les pauvres, « mendiants et vagabonds » et l’histoire de presque
tous les Hôpitaux français y trouve l’un de ses ressorts…
Entre 1756 et 1768 s’entreprit une opération et d’agrandissement
mais le dôme s’effondra pendant les travaux et les ailles ne
furent jamais construites : il ne reste que la partie centrale.
Comme partout en France, la période révolutionnaire fut
terrible :l’Hôpital fut privé de tous ses revenus et ses biens
furent dilapidés. Pendant longtemps, il n’eut plus les moyens
d’entretenir les pauvres, dont le nombre se trouva réduit à une
douzaine jusqu’à la restauration.
Les religieuses de Nevers, présentes depuis 1768, réduites à la
seule sœur Devic en 1973, revinrent ensuite, avant de se retirer
définitivement, comme presque partout, quelques 200 ans plus
tard (1969)…
Pour trouver des revenus, on loua des locaux vacants :
tribunaux, écoles, et en 1905 école laïque de filles avec
pensionnat et maternelle.
Un incendie ravagea une partie des bâtiments dans la nuit du 31
décembre 1912.
A partir d’avril 1915, sous le nom d’ « Hôpital auxiliaire no22 »,
l’établissement accueillit jusqu’à 80 blessés de la grande
guerre.
Mais avec les progrès de la médecine, s’imposa la nécessité d’un
Hôpital plus moderne et plus grand : sous l’impulsion de son
maire Emile BOREL, illustre mathématicien, la municipalité
décida de construire, sur la route de Vabres, un établissement
conçu par l’architecte Salvan, dans un style néo-colonial à
colombages rouge Sambucy, qui fut inauguré en juin 1933. une
nouvelle aile fut édifiée en 1952, et la maison de retraite en
1965.
De 1982 à nos jours ont été réalisés de nombreux travaux de
modernisation et rénovation, avec la création successivement du
plateau technique, des services de maternité, réanimation,
urgences, administration, soins de suite et longue durée, et
reconstruction de la maison de retraite.
Millau

Dès que 1164, existant à Millau un établissement dénommer « Hôpital-Mage ».
Il aurait été fondé au Xième siècle. Les rois d’Aragon, comtes
de Millau, y faisaient chaque année une donation en blé.
En 1178, une Maladrerie dédiée à Saint Thomas, située près de la
rive méridionale du Tarn, fut annexée à cet Hôpital.
A la fin du XIIIème siècle furent réunis à leur les biens d’une
confrérie Saint-Jacques, chargée de l’accueil des pèlerins de
Saint-Jacques de Compostelle. Des lettres pate
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